La lecture, un apprentissage de la tolérance

Hier 7 janvier 2015 nous avons vécu un drame terrible en France avec l’attentat contre Charlie hebdo. Plus que jamais il nous est rappelé combien il est important de lutter contre les extrémismes de toutes sortes, d’éviter les amalgames, de s’éloigner de la haine et de la violence qu’elle engendre et d’apprendre la tolérance, l’ouverture aux autres, l’empathie.

Une citation circule sur internet depuis hier, attribuée à Robert Zend, poète hongrois (dont je dois avouer ma méconnaissance).

Les gens ont quelque chose en commun : ils sont tous différents.

Or accepter la différence, ce n’est pas forcément facile de prime abord. Nous sommes tous effrayés par ce qui est différent, ce que nous ne connaissons pas. Il est alors facile de se réfugier dans une attitude de rejet, de critique. Vous me direz : mais comment puis-je connaître toutes les différences ? Je n’ai pas un ami originaire de chaque nationalité, un ami de chaque religion, de chaque courant de pensée…

La lecture peut se proposer comme une vraie école de la différence. En effet, lorsque l’on lit un roman, onroman racisme intolérance est amené à se plonger dans la vie d’un personnage, à ressentir ses émotions, à comprendre sa vie, ses choix. Et les romans nous présentent des personnages sans cesse différents. Voici donc une façon de s’ouvrir aux autres, d’avoir des expériences de vie multiples sans quitter son canapé, et de mieux comprendre la différence et donc l’accepter.

Voici quelques exemples :

Avec Simple, on découvre la vie d’un déficient mental et de son frère, et on n’apprend que non, tous les déficients mentaux ne sont pas dangereux et n’ont pas besoin de médicaments contrairement à ce que pense l’un des personnages. Dans Boys don’t cry, on vit de l’intérieur le rejet que jeune homme homosexuel peut rencontrer de la part de ses amis, et combien cette incompréhension peut amener de violence. Dans Entre Chiens et loups (chronique à venir), on découvre le racisme et ses ravages. Dans un Sari couleur de boue, on découvre la vie des femmes en Inde au début du XXème siècle. Sweet sixteen nous montre les réactions ahurissantes auxquelles peuvent mener racisme et préjugés. Et des milliers d’autres romans vous attendent, prêts à vous faire entrer dans la peau de quelqu’un, à découvrir des vies aussi riches que différentes.

Alors continuons de lire, de nous ouvrir aux autres. Découvrons la vie fictive de ceux qui ont une vie et des croyances différentes, afin que dans la vraie vie, celle qui ne se joue pas dans les livres, l’intolérance, la haine et l’obscurité finissent peu à peu par céder devant l’humanité, sa capacité à aimer et sa lumière.

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Un commentaire sur “La lecture, un apprentissage de la tolérance

  1. Pingback: Accompagner son enfant dans l’amour de la lecture | Les découvertes de petite lutine

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