Le loup à l’oreille cassée, André Delabarre

roman ado loups loup sauvage nature forêtLoupataud est un jeune loup d’une portée née au coeur de la Forêt Noire. Sa mère lui apprend les techniques de chasse et de survie qu’un loup doit connaître, mais il est plutôt maladroit et a des difficultés à suivre ses conseils. Un jour, des chasseurs font irruption dans la vie de la meute, et tue la mère du petit loup. Les loups de la meute fuient de tous les côtés, dans l’espoir de semer l’ennemi, et Loupataud, terrorisé, se retrouve seul au milieu de la forêt. Il rencontre alors une petite fille, Miran, qui l’apprivoise peu à peu. Cette petite fille vit seule avec sa mère à l’écart du village, rejetée de tous. Depuis un événement traumatisant, elle refuse de parler et reste repliée sur elle-même, à l’aise seulement dans la nature. L’amitié avec Loupataud va leur permettre à tous deux de réapprendre à faire confiance et à s’ouvrir.

Mon avis : Un roman bien écrit, agréable, qui croise plusieurs sujets de façon passionnante : le thème des loups, que beaucoup d’enfants/ados apprécient, le thème de l’exclusion sociale, de l’amitié. Une belle lecture, adaptée pour dès le début du collège, voire la fin du primaire pour les meilleurs lecteurs.

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Les petits orages, Marie Chartres

Résumé : La vie de Moses Laufer Victor est un calvaire, dont il s’échappe en regardant de stupides vidéos de pandas sur youtube. En effet, déjà il a un prénom idiot, son visage est couvert d’une acné très importante, ses parents sont tous les deux psychanalystes, et pourtant fort peu doués pour roman ado différence handicap indien amitiéparler des leurs émotions. Or les émotions sont grandes et pleines de souffrances dans cette famille, depuis l’année précédente quand un accident de voiture a grièvement blessé l’adolescent, qui a de terribles cicatrices et douleurs, et doit se déplacer avec une béquille, et sa mère, restée handicapée. Moses ne sait plus comment continuer, comment donner du sens à sa vie, où tout ce qui était avant facile et fluide est devenu difficile et douloureux : marcher, se pencher, s’asseoir. Il n’a quasiment pas d’amis, refusant la pitié comme la moquerie. Il va rencontrer un adolescent tout aussi blessé que lui, même si ses cicatrices sont moins visibles : Ratso, un Indien. Tous deux vont apprendre à se connaître, au-delà de leurs sensibilités douloureuses et de leurs colères. Cette amitié leur permettra de surmonter ces souffrances, et au travers d’un voyage assez aventureux et incertain, à bord d’une voiture épave, en direction de la réserve indienne dont est originaire Ratso, de retrouver le goût de la vie et de l’avenir.

Avis : J’ai beaucoup aimé ce livre, un coup de cœur comme cela faisait longtemps que je n’en avais plus eu. Ce livre traite de la différence, qu’elle soit dûe au handicap, à la pauvreté, à l’origine… Il est facile à lire, pas trop long. Les émotions sont fortes, mais pour autant restent vraies et évitent le sensationnalisme. L’auteure sait nous ménager des surprises, ses personnages se dévoilent peu à peu, mais n’hésitent pas à garder une part de mystère. On a envie de savoir la suite de l’histoire, de comprendre les personnages et leur vie. On découvre la misère matérielle, psychologique et politique de la vie dans les réserves indiennes. Très belle lecture, que je recommande à partir de 14 ans.

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Le garçon qui avait perdu la face, Louis Sachar

David va au collège. Il aimerait bien intégrer le groupe que son ancien meilleur pote fréquente, mais il sent que ce n’est pas si facile, il n’est pas assez « cool » pour eux. Un jour qu’il est avec ce groupe, les garçons décident d’attaquer une vieille dame pour lui voler sa canne. louis sachar le garçon qui avait perdu la face roman ados collège amitiéDavid les suit pour ne pas que les autres se moquent de lui, mais cette idée ne lui plait pas du tout. Les autres font tomber la vieille dame (David voit ses dessous), lui renversent de la limonade sur la tête, cassent un carreau et volent sa canne. David ne sait comment réagir. Il voudrait venir en aide à cette vieille dame par terre, mais il a peur de perdre la face devant les autres garçons. Alors, il fait un doigt d’honneur à la vieille dame, espérant vaguement qu’elle ne saura pas ce que ça veut dire. La vieille femme prononce alors une sorte de formule magique en le regardant, une malédiction.

Aussi, dans les jours qui suivent, David sent la malédiction s’acharner sur lui. Tout ce que les garçons ont fait subir à la dame lui arrive : il casse un carreau chez lui, il tombe de sa chaise en classe, il oublie de fermer sa braguette et toute la classe voit ses dessous… David ne sait comment arrêter cette malédiction. Elle lui pose spécialement problème car il aimerait bien inviter une fille à aller au cinéma, mais il a peur de se renverser de la limonade sur la tête ou autre catastrophe. De nouveaux amis vont l’aider à prendre confiance en lui, à réaliser qu’il n’est pas obligé de fréquenter les stars du collège pour avoir de la valeur et être quelqu’un de bien. Peu à peu il va comprendre qu’il n’y a qu’une seule solution pour annuler la malédiction, assumer ce qui a été fait.

Mon avis : Un livre facile à lire, rigolo. De nombreux ados se reconnaîtront dans David, un collégien tout à fait banal qui aimerait bien fréquenter les stars de la classe, et pour ça est prêt à faire un peu n’importe quoi. Le roman montre bien que la confiance en soi est primordiale pour faire face aux moqueries et que l’essentiel est de rester fidèle à soi-même.

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Sako, Martine Pouchain

Résumé : Sako est une petite fille originaire du Mali. Avec sa mère, elles ont fui la misère de leur pays, avec l’espoir de trouver mieux en France. Sa mère souhaite plus que tout que sa fille puisse aller à l’école, faire des études et devenir médecin. Mais pour ça, il faut des papiers. Et pour avoir des papiers il faut travailler. Mais pour travailler, il faut des papiers. Face à ce casse-tête, Sako est un peu perdue. Elle reste seule dans la caravane de sa maman toute la journée et s’ennuie terriblement à lire et relire toujorus le même livre. Alors elle observe ce qui se passe de l’autre côté de la haie, chez Mado.sako

Mado est une vieille femme seule. Elle est veuve, et son fils unique est allé vivre à l’autre bout de la France, elle ne le voit quasiment jamais. Mado n’a plus le goût de la vie. Elle n’a plus envie de sortir, ni même de s’habiller et à peine de se faire à manger. Elle regarde souvent d’un air désapprobateur ces gens venus de partout qui squattent le camping abandonné à côté de son jardin. Elle a un peu peur qu’ils viennent l’agresser un jour, mais peu à peu, elle est intriguée par cette petite fille à la peau si noire, qui la regarde de ses grands yeux.

Ces deux personnages vont se rencontrer. Le roman alterne le récit du point de vue de l’une puis de l’autre, et de temps en temps, du point de vue de la mère de Sako.

Mon avis : Un beau roman, et en plus assez court. L’auteur est vraiment douée pour réussir à monter toute son histoire aussi rapidement. On s’attache à ces deux héroïnes si solitaires et tristes qui vont trouver la joie ensemble. La dure vie des sans-papiers est montrée sans trop s’attarder, mais de façon intéressante. Ce roman peut être lu par des enfants assez jeunes (en étant prévenus cependant que cela raconte des histoires difficiles) et surtout qui n’ont pas bien l’habitude de lire.

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Monsieur Kipu, David Williams

Chloé a 12 ans. Sa mère, ancienne directrice d’un institut a décidé de se présenter comme député-maire. Elle tient absolument à paraître distinguée, et à cause de cela, impose des tas de règles assommantes à sa famille. Chloé est ainsi inscrite dans une école privée réservée aux filles, qu’elle déteste et dans laquelle elle n’a aucune amie. Tous les jours, Chloé passe devant un banc où est assis un clochard surnommé Monsieur Kipu. Grâce à son imagination galopante, elle a imaginé des dizaine de scénarios sur les raisons qui ont fait de lui un SDF. Un jour, prenant son courage à deux mains, elle lui adresse la parole. Monsieur Kipu se révèle un homme surprenant, d’un sans-gêne désopilant et plein d’humour. Grâce à lui, la vie de Chloé va beaucoup changer.

Mon avis : Voici un roman facile à lire, tout à fait adapté pour les plus jeunes, avec une belle histoire. J’ai beaucoup ri, certaines situations sont cocasses, surtout lorsque Monsieur Kipu passe à la télévision. Le thème des SDF est abordé avec beaucoup d’humanité. Pour tous types de lecteurs.

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Lettres de l’intérieur, John Marsden

En Australie, deux adolescentes s’échangent des lettres suite à une petite annonce de l’une d’elles. Au début, Mandy admire la vie parfaite de Tracy. Cependant, elle découvre un jour que toute cette perfection est un mensonge, Tracy est actuellement dans une prison pour mineures et endure un quotidien difficile. Les deux jeunes filles s’attachent énormément et partagent les problèmes de leurs vies respectives et si différentes. 

Mon avis : Ce roman est poignant. Le début peut laisser un peu perplexe, les lettres s’enchaînent et sont assez banales. La révélation de Tracy crée un coup de théâtre très fort en émotion. Le langage devient plus cru, plus sincère, et on pénètre dans un univers assez déroutant pour des adolescents, celui des prisons pour jeunes. C’est un roman court et à l’écriture très accessible, qui peut amener à la lecture des adolescentes même récalcitrantes (à partir de 13 ans quand même).

Le jardin secret, Frances H. Burnett

Jusqu’à l’âge de dix ans, Mary a été élevée en Inde, par les domestiques de ses parents. Elle n’a reçu que peu d’affection et se montre gâtée et capricieuse. Dans les trois premières pages du roman, ses parents meurent d’une épidémie de choléra. Elle est alors recueillie dans le manoir anglais de son oncle. Ce dernier, miné par un terrible chagrin n’est quasiment jamais là. Elle devient amie avec le jeune frère d’une servante du manoir. Celui-ci lui fait découvrir la nature. Elle apprend à se débrouiller seule et découvre un merveilleux jardin caché abandonné caché derrière une porte fermée à clé et rouillée. Un jour, elle découvre que le manoir renferme un autre habitant, et elle est fermement résolue à faire sa connaissance.

Mon avis : Ce roman est très poétique, sur les thèmes de la nature et de l’amitié. Ces enfants retrouvent la santé et la joie de vivre grâce au jardin et à la relation qu’ils nouent. La lecture plaira à des enfants rêveurs, et en quête d’un univers bien à eux. A partir de 10-11 ans pour des lecteurs qui aiment lire.

Mon amie Flicka, Mary O’Hara

Ken Mac Laughlin vient passer ses vacances dans le ranch familial. C’est un enfant rêveur et incompris de sa famille qui pourtant l’aime beaucoup. Son père décide de lui offrir un poulain afin qu’il apprenne à être plus terre-à-terre et à prendre des responsabilités. Mais son fils, contre tous ses conseils, choisit une jeune pouliche, Flicka, issue d’une lignée de chevaux sauvages et indomptables. Lorsque les hommes décident de l’attraper, elle s’enfuit, réagit avec furie et se blesse grièvement avec des barbelés. Tout le monde la pense condamnée. Seul Ken se bat pour la sauver et par là, l’apprivoiser.

Mon avis : Nul besoin d’aimer les chevaux pour être touché par l’amour que porte ce petit garçon différent à cette pouliche elle aussi différente. Ce roman nous présente un univers rude mais poétique, en contact avec la nature, le travail du ranch, les chevaux. C’est un beau roman pour des enfants d’environ 10 ou 11 ans, avec un goût pour la lecture plutôt bon, ou un peu plus tard pour des lecteurs moyens.