Felicidad, Jean Molla

Au début du roman, on suit les pensées du ministre du Bonheur obligatoire, Claude Buisson, dans un monde qui ressemble fort à une dictature. On comprend qu’il a trempé dans des affaires louches avec un autre ministre, et finit par être assassiné. C’est alors que l’histoire commence réellement. L’enquête est confiée à un lieutenant extrêmement doué, Alexis Dekcked, qui devient désormais le personnage central. Le ministre de la Sûreté intérieure lui explique que ce sont des parumains qui sont coupables du meurtre du ministre. Les parumains sont des sortes d’humains créés de façon industrielle, dans le but de servir les humains. La mission d’Alexis est de retrouver trois parumains un peu particuliers, chez qui on aurait développé une puissance exceptionnelle, et également le pouvoir de prendre l’apparence voulue à volonté. Ils semblent s’être révoltés, suite à l’assassinat de leur créateur, le généticien Choelcher. Nous suivons l’enquête d’Alexis et découvrons les entrailles de ce monde futuriste assez effrayant. Des quartiers privilégiés extrêmement sécurisés et policés, entourés d’enclaves livrées au monde la mafia, tout ceci mêlé à cette utilisation massive de faux êtres humains que la génétique a modifiés sur mesure pour plaire aux humains et les servir (peau bleue ou verte ou ce qu’on veut, grande beauté, désir de servir les humains…). Mais sont-ils si loin des humains que cela ?

Mon avis : C’est un chouette roman de science-fiction. Le monde imaginé est tout à fait réaliste car suffisamment complexe. J’ai vraiment apprécié l’imaginaire de l’auteur, la description des enclaves, l’ami du héros, Bouche d’or. Les personnages des parumains sont également intéressants, et leur existence, imaginée avec beaucoup de justesse. Le personnage principal est sympathique. La fin n’est pas aussi évidente qu’elle pourrait le paraître au début de la lecture, ce qui permet de garder de l’intérêt jusqu’au bout.

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