Le garçon qui avait perdu la face, Louis Sachar

David va au collège. Il aimerait bien intégrer le groupe que son ancien meilleur pote fréquente, mais il sent que ce n’est pas si facile, il n’est pas assez « cool » pour eux. Un jour qu’il est avec ce groupe, les garçons décident d’attaquer une vieille dame pour lui voler sa canne. louis sachar le garçon qui avait perdu la face roman ados collège amitiéDavid les suit pour ne pas que les autres se moquent de lui, mais cette idée ne lui plait pas du tout. Les autres font tomber la vieille dame (David voit ses dessous), lui renversent de la limonade sur la tête, cassent un carreau et volent sa canne. David ne sait comment réagir. Il voudrait venir en aide à cette vieille dame par terre, mais il a peur de perdre la face devant les autres garçons. Alors, il fait un doigt d’honneur à la vieille dame, espérant vaguement qu’elle ne saura pas ce que ça veut dire. La vieille femme prononce alors une sorte de formule magique en le regardant, une malédiction.

Aussi, dans les jours qui suivent, David sent la malédiction s’acharner sur lui. Tout ce que les garçons ont fait subir à la dame lui arrive : il casse un carreau chez lui, il tombe de sa chaise en classe, il oublie de fermer sa braguette et toute la classe voit ses dessous… David ne sait comment arrêter cette malédiction. Elle lui pose spécialement problème car il aimerait bien inviter une fille à aller au cinéma, mais il a peur de se renverser de la limonade sur la tête ou autre catastrophe. De nouveaux amis vont l’aider à prendre confiance en lui, à réaliser qu’il n’est pas obligé de fréquenter les stars du collège pour avoir de la valeur et être quelqu’un de bien. Peu à peu il va comprendre qu’il n’y a qu’une seule solution pour annuler la malédiction, assumer ce qui a été fait.

Mon avis : Un livre facile à lire, rigolo. De nombreux ados se reconnaîtront dans David, un collégien tout à fait banal qui aimerait bien fréquenter les stars de la classe, et pour ça est prêt à faire un peu n’importe quoi. Le roman montre bien que la confiance en soi est primordiale pour faire face aux moqueries et que l’essentiel est de rester fidèle à soi-même.

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Le Passeur, Lois Lowry

Jonas vit dans un monde où tout est très bien organisé. Les enfants naissent de mères porteuses, élevés par des nourriciers, puis à l’âge de 1 an reçoivent leur prénom, sont placés dans les familles qui en ont fait la demande et qui ont été agréées. Ensuite, chaque année, les enfants participent à une cérémonie au cours de laquelle ils accèdent à des droits plus élevés en fonction de leur âge : à 6 ans la veste avec les boutons devant, à 8 ans, le droit de participer aux activités de la communauté, à 9 ans une bicyclette. Enfin, à 12 ans, les Sages, après avoir minutieusement étudié les qualités et les défauts de chacun, leurs goûts, leurs attirances leur attribuent un métier dans la communauté. Plus tard, les Sages décideront des unions entre hommes et femmes. Grâce à cette organisation, il n’existe pas de chômage, pas d’inégalités, pas de guerre, pas de divorce. Or, le jour de ses 12 ans, Jonas est choisi pour un métier hors du commun, un métier exercé par une seule personne dans la communauté : Dépositaire de la mémoire. Ce dernier est le seul à se souvenir de ce qu’était le monde avant la communauté, des sentiments, de la souffrance, de la liberté… Jonas va découvrir tous ces souvenirs, et se posera la question de ce qu’est réellement son devoir.

Mon avis : Ce livre est magnifique. Je l’ai adoré quand je l’ai lu à l’âge du collège, et encore aujourd’hui lorsque je l’ai relu pour pouvoir écrire le résumé. L’auteur nous présente un univers imaginaire, utopique, dans lequel on a essayé de trouver des solutions aux problèmes de l’humanité. Il ne donne pas de jugement sur ce système, il nous en fait découvrir les limites par le regard de Jonas. C’est une très belle lecture, assez facile. Le roman peut paraître épais, mais c’est écrit assez gros, et le langage est vraiment facile à comprendre.

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Mon petit coeur imbécile, Xavier-Laurent PETIT

Sisanla a dix ans, elle vit dans un petit pays au fin fond de l’Afrique. Elle sait qu’elle est une miraculée : atteinte d’une malformation cardiaque, elle pourrait mourir à tout instant. Alors elle s’accroche, évite tous les efforts, et compte sans cesse : les battements de son coeur, les jours qu’elle a déjà réussi à vivre, les années qu’il faudrait à ses parents pour économiser la somme nécessaire à l’opération qui la soignerait… De son côté, comme pour compenser, sa mère, Maswala (mamantilope), passe son temps à courir, pieds nus, dans la savane. Un jour, elles découvrent dans un vieil article de journal qu’en gagnant le marathon de Kamjuni, on peut gagner 1,5 million de kels, la somme qu’il faudrait pour le voyage et l’opération de Sisanla. Dès lors Maswala n’a plus qu’une idée en tête : courir, gagner et sauver sa fille.

Mon avis : Un beau roman, très émouvant, on a parfois envie de rire, souvent envie de pleurer. L’écriture est simple et agréable, poétique mais également pleine de vivacité. C’est Sisanla qui raconte, la petite fille au coeur malade. Je ne l’ai pas encore testé avec mes élèves, mais je pressens que ce genre de livre pourrait plaire même à des élèves très réfractaires à la lecture. Pour les élèves qui ne peuvent pas lire, il existe une version audio. Je ne l’ai pas écoutée, mais j’ai lu de bonnes critiques.

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