Chroniques du monde émergé, Licia Troisi

Résumé : La trilogie s’ouvre sur le personnage de Nihal, dans un tome qui lui est consacré, Nihal de la terre du vent. Cette petite fille vit seule avec son père, armurier de métier. Elle est le chef d’une bande d’enfants dont le jeu préféré est de se battre, jeu auquel elle est particulièrement douée et sauvage. Elle rêve de devenir guerrier, même si son père lui répète que les guerriers femmes n’existent pas.

Pour occuper ses ardeurs et soigner son ego mis à mal par un combat perdu contre un apprenti magicien, elle décide d’apprendre la magie auprès de sa tante, Soana, une magicienne très puissante qu’elle ne connaît quasiment pas.

Elle rencontre Fen, un chevalier du vent, ces chevaliers d’élite montés sur le dos d’un dragon, combattants exceptionnels qui dirigent l’armée du monde émergé dans sa lutte contre le Tyran, magicien noir extrêmement puissant qui envahit les royaumes les uns après les autres pour les asservir et les laisser aussi vides et morts que le désert. Nihal comprend d’une part qu’elle est amoureuse de lui, même si c’est un amour à sens unique car il est le compagnon de  sa tante, et d’autre part qu’elle veut éperdument devenir chevalier du vent. roman fantasy dragon combat adolescent

Impressionné par l’ardeur au combat de la jeune fille, le chevalier accepte de l’entraîner chaque fois qu’il vient voir sa bien-aimée Soana. Nihal s’entraîne assidument même quand il n’est pas là.

Pendant qu’elle fait son apprentissage, sa cité est attaquée par l’armée du Tyran composée de fammins, ces créatures d’horreur que le magicien a fabriquées pour servir ses sombres desseins. Nihal essaie de sauver son père, mais l’armée est la plus rapide, et lorsqu’elle arrive à l’armurerie, son père meurt sous ses yeux, elle-même est blessée et manque de mourir. Pendant la bataille, un fammin l’a qualifiée de semi-elfe. Aussi dès qu’elle reprend conscience, elle demande à sa tante Soana de lui fournir des explications. Elle comprend alors que Livon n’était pas son vrai père et qu’elle est la dernière survivante d’un peuple massacré par le Tyran, les demi-elfes. C’est de là que lui viennent ses yeux violets et ses cheveux bleus. La jeune fille sent une rage terrible envahir son cœur, un désir de vengeance irrépressible.

Elle va alors tout faire pour devenir chevalier du vent, bravant les interdits et les tabous. Puis, elle se battra avec une violence et une rage telles qu’elles la pousseront à prendre tous les risques. Heureusement, son maître chevalier et Sennar, l’apprenti magicien devenu entre temps puissant conseiller mais aussi un ami très cher, l’aideront à lutter contre ses démons intérieurs, et à découvrir ce qui peut faire d’elle un vrai guerrier.

Mon avis : C’est une très belle saga de fantasy. L’intrigue est un peu longue à se mettre en place, mais elle est ensuite parcourue par un puissant souffle épique. La lecture m’a parfois donné de vrais frissons tellement les combats sont intenses, le personnage intègre et téméraire. J’ai apprécié de voir l’évolution du personnage principal, ses parts d’ombre. J’ai adoré certains personnages secondaires comme son maître chevalier. Certaines scènes m’ont fait jubiler (le combat qu’elle mène pour entrer à l’académie par exemple !). C’est donc une magnifique série de fantasy, tout à fait adaptée aux ados, mais en même temps digne des grands titres du genre. Un roman à conseiller à ceux qui aiment lire, car c’est quand même une trilogie de plus de 900 pages en tout.

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La Passe-miroir, Christelle Dabos

Résumé : L’univers dans lequel se passe cette série correspond à la planète terre, mais qui aurait eu de gros soucis. En effet, une grande partie de la planète s’est « effondrée » et a disparu dans l’espace pour ne laisser plus que la place à des arches. Ce sont des sortes de petits pays qui flottent dans l’espace. Chacun est régi par un Esprit de Famille, personnage immortel, extrêmement puissant, mais un peu amnésique. Les familles qui peuplent les arches sont pourvues de pouvoirs magiques, et chaque arche a sa spécialité.roman feunesse fantastique

L’histoire débute sur l’arche Amina, dont la famille a des pouvoirs sur les objets. L’héroïne est une jeune fille, Ophélie, qui a deux pouvoirs : celui de « lire » les objets en les touchant, dès qu’elle touche un objet, elle a accès aux pensées des personnes qui l’ont touché avant elle, depuis le moment présent jusqu’à la création de l’objet, et celui de passer à travers les miroirs. Elle est maladroite, perpétuellement enrhumée, pas du tout coquette. Elle n’a comme seul intérêt que son musée où elle rassemble le plus d’objets possibles. Elle ne s’intéresse pas du tout aux hommes, bien au contraire, elle s’arrange pour faire échouer tous les mariages que sa famille essaie d’organiser pour elle. Mais brutalement sa vie entière va être bousculée, lorsqu’elle reçoit l’ordre d’épouser un homme originaire de l’arche du Pôle Nord, Citacielle. Elle comprend rapidement que cette fois-ci elle n’a pas le choix, l’ordre venant de très haut. Quand son promis arrive, Thorn, il se montre froid, brutal, impoli, et veut rentrer chez lui, accompagnée par Ophélie, à peine quelques heures après son arrivée. La jeune fille est alors propulsée dans un monde très différent du sien, l’arche du pôle, où tout est artifice, mensonge, ruses de cour, manipulations politiques. Son promis est extrêmement désagréable avec elle. Les pouvoirs des familles qui peuplent cette arche sont terrifiants, et l’usage qu’ils en font, tout autant. Mais Ophélie, sous ses airs de petite chose fragile et enrhumée, possède une volonté de fer, et un caractère indomptable. Elle va faire preuve de sa personnalité, gagner l’estime et peut-être plus, de son futur époux, et s’imposer dans cet univers terrible. Seulement, elle ne sait pas encore qu’elle est au cœur d’un complot aux conséquences bien plus terribles et engageant non moins que les puissants du monde entier et une entité mystérieuse dont on se demande si elle n’est pas à l’origine de ce monde si étrange.

Mon avis : J’ai adoré cette série, j’attends le dernier tome avec impatience. J’ai aimé l’originalité de l’histoire, de l’univers, des personnages. Les personnages sont très loin des clichés habituels de la beauté, l’élégance, des bonnes manières etc…, la magie de cet univers ne passe pas non plus par une formation, des sorciers, des mages etc… Le monde où se passe l’action est très différent de ce dont on a l’habitude, et relativement complexe. Rien que la couverture du roman est déjà extrêmement attractive et m’a convaincue de commencer à lire, avec cette sorte de ville flottante en forme de spirale.

Je recommande vivement cette lecture, pour d’assez bons lecteurs cependant car justement toute cette originalité peut déboussoler les lecteurs les plus fragiles. Je pense qu’on peut lire cette série à partir de 13 ans environ.

Verte, Marie Desplechin

Verte vit seule avec sa maman, Ursule. Elle va à l’école, comme tout le monde, vit dans un appartement, comme beaucoup… Mais elle est différente des autres malgré tout, car sa mère est une sorcière. Et chez lroman sorcières primaire collègees sorcières, les pouvoirs se transmettent de mère en fille aînée. Aussi, Verte sait-elle qu’un jour, ses pouvoirs se manifesteront.

Cependant, Verte ne trouve pas ça du tout génial. Devenir une sorcière qui fait des potions qui puent, dans le but de jeter des mauvais sorts, et rester seule toute sa vie ? Non merci ! Elle a envie d’avoir une vie normale. D’ailleurs, ce qui l’intéresse en ce moment, c’est ce garçon à l’école, Soufi. Elle aimerait bien aussi connaître son père, qu’elle n’a jamais rencontré.

Sa mère qui désespère de tirer quelque chose d’elle décide de la confier à sa propre mère, la grand-mère de Verte, Anastabotte, tous les mercredis afin de voir si elle parviendra à lui enseigner quelque chose.

Mon avis : L’histoire est racontée successivement par plusieurs personnages, la mère, la grand-mère, Verte, le garçon… Chacun explique sa façon de comprendre les choses, le rapport à la magie, les relations entre personnages, les émotions de chacun. Ce livre, pourtant court et écrit dans une langue très simple, est en même temps très riche. Il permet de s’interroger sur la famille, la transmission, le libre-arbitre, les préjugés…

Il peut être lu par des lecteurs très jeunes (catégorie à partir de 10 ans sur ce blog car c’est la plus basse, mais de bons lecteurs de 8 ou 9 ans pourront y trouver du plaisir également).

Le troisième vœu, Janette Rallison

Savannah a 15 ans, un petit ami qui est en terminale, dans la même classe que sa sœur. Elle prévoit d’aller au bal de fin d’année avec lui. Sauf que… contre tout attente, son petit ami tombe fou amoureux de sa sœur, et rompt avec Savannah.

Celle-ci est très en colère, et surtout désespérée. C’est alors qu’apparaît dans sa vie une jeune fée, qui se présente comme une Marraine fée débutante. Elle lui donne le droit à trois vœux, pour lesquels Savannah doit signer un contrat. Sans se méfier, Savannah se met à rêver à voix haute, d’un prince, qui la rencontrerait dans un bal, et tomberait amoureux d’elle…. Et crac, la fée l’expédie aussitôt dans la vie de Cendrillon. Sauf que ce n’est pas à franchement parler la Cendrillon de Disney, mais une jeune fille vivant au Moyen-Âge, avec toutes les difficultés que cela comporte. Savannah découvre effarée que le bal aura lieu seulement plusieurs mois plus tard, et qu’elle va devoir travailler comme une forcenée dans un monde sale, injuste et difficile tout ce temps. roman adolescentes amour contes de fées humour suspense histoire

Elle essaie alors de préciser sa pensée à sa Marraine fée, en expliquant qu’elle veut être aimée par un prince bon et elle n’a pas le temps de terminer sa phrase que la Marraine fée l’expédie dans la vie de Blanche-Neige. C’est encore pire. Maintenant elle doit s’occuper de sept nains, qui la prennent pour une idiote finie, incapable de rien comprendre, rien retenir et de rien cuisiner de mangeable.

Savannah en a plus que marre, après 50 appels (il faut dire que sa Marraine fée débutante est une ado qui ne pense à rien d’autre qu’au shopping et ne répond qu’après 36 relances), elle arrive enfin à expliquer à sa Marraine fée qu’il faut qu’elle l’écoute jusqu’au bout lorsqu’elle prononce son voeu, et qu’elle arrête de lui couper la parole. Elle prend donc le temps d’expliquer que ce qu’elle veut, c’est un garçon dans son monde à elle, qui l’aimera pour elle-même et pas juste pour sa figure, qui soit du genre prince charmant (entendez dans la bouche de Savannah, un mec cool, mais que va en comprendre la fée…!!) et qu’elle veut aller au bal de fin d’année avec lui.

Tout va bien, la voici de retour dans sa chambre. Heureuse, elle profite de retrouver sa famille, l’eau courante, l’électricité. Personne ne s’est inquiété de sa disparition, car une heure dans le monde réel correspond à une semaine dans le monde des contes. Sauf que le lendemain, elle apprend qu’un ami à elle a disparu. Elle comprend aussitôt que la fée est responsable. Celle-ci lui avoue alors qu’elle a transporté un garçon du monde moderne au Moyen-Âge, en lui donnant pour mission d’accomplir quelque chose qui fasse de lui un Prince, puisque c’est ce que Savannah veut. Dévorée par la culpabilité Savannah va trouver une solution pour se faire transporter là-bas, afin de lui venir en aide. Ses aventures (et mésaventures) sont loin d’être terminées…

Mon avis : Je n’ai pas du tout accroché au début du roman, j’ai failli arrêter, c’est pour dire. La vie de Jane et Savannah dans le monde réel n’a rien de très palpitant. Par chance je me suis accrochée, et bien m’en a pris, car la suite est délicieuse. Je me suis beaucoup amusée des déboires de Savannah dans le monde des contes de fées. Sa prise de conscience des difficultés de la vie au Moyen-Âge est très bien racontée, et on rigole beaucoup. De même avec sa relation avec cette horripilante Marraine fée qui semble prendre un malin plaisir à mal interpréter ses vœux. Ce fut donc finalement un très chouette moment de lecture, pour un roman un peu à l’eau de rose, mais en mode humoristique, avec du suspense, une petite pointe de littérature par le jeu de réécriture des contes, et une encore plus petite pointe d’histoire.

A recommander à des adolescents qui aiment quand même bien lire car c’est un joli petit pavé, et le brouillage des époques et des personnages peut en perturber plus d’un.

Le royaume de Thirrin, tome 1 & 2, Stuart Hill

Voici une nouvelle saga de littérature de fantasy à destination des adolescents. J’ai beaucoup aimé et à plusieurs titres. Déjà, c’est une saga en deux volumes, certes longs (très longs même : 543 pages pour le premier et 670 pour le second, tout ça en grand format), mais malgré tout qui se termine. J’en ai un peu marre des sagas dont on ne voit pas le bout, où il faut lire 50 tomes pour enfin connaître le fin mot de l’histoire. Ici au moins, on avance, on prend son temps, on déguste, et on sait où on va.

roman ado fantasy loup garou

 

Par ailleurs, j’ai énormément aimé le souffle é

pique qui traverse et transcende toute l’histoire. On enchaîne glorieuses batailles, actes de bravoure, chevauchées infernales, combats chevaleresques. Une grande épopée, à la Raymond Feist (d’ailleurs j’ai trouvé à plusieurs reprises qu’on sentait son influence dans les pages de ces romans).

L’auteur nous livre de magnifiques descriptions des différents paysages traversés, les personnages sont sympathiques, même s’ils ont leurs petits défauts.

J’ai trouvé aussi très amusantes les références au monde réel. Dans cet univers, il existe la ville de Venise avec son doge, un empire du désert qui fait penser à l’empire ottoman. Pourtant ce n’est pas le monde réel, c’est une sorte de mélange entre imaginaire et réalité que j’ai trouvé savoureux.

J’ai quand même été déçue par un aspect de l’histoire. La dimension magique est très peu exploitée. Un des personnages du premier tome se révèle peu à peu avoir des pouvoirs magiques exceptionnels, et une ascendance mystérieuse. Mais cela ne nous sera jamais expliqué vraiment. On ne sait pas comment il a pris connaissance de son potentiel magique, comment la magie fonctionne dans ce monde, son personnage est trop peu exploité à mon goût dans le récit.

Je vous raconte rapidement l’histoire :

Thirrin, princesse de Haute-Froidurie a 14 ans lorsque son petit pays du Nord est envahi par l’empire voisin, géant belliqueux jamais vaincu depuis 15 ans de guerres d’invasion. Son père part au combat dans l’espoir d’arrêter les envahisseurs et de les bloquer jusqu’à l’arrivée de l’hiver, qui à cause des chutes de neige et de la descente de la glace dans les cols de la frontière, protègera son pays. Il espère qu’ainsi sa fille Thirrin et son peuple sauront se

 préparer à affronter leur ennemi pour sauver leur royaume.

Thirrin part alors en quête d’alliés. Pleine d’audace et faisant preuve d’une ouverture d’esprit sans précédent, elle ira à la rencontre des peuples avec lesquels son pays a été en guerre pendant de nombreuses années. Mais leur alliance sera-t-elle suffisante pour affronter l’armée gigantesque et invaincue du général machiavélique qui a juré leur perte ?

Tome 2 :

20 ans ont passés, pendant lesquels le général Scipio Bellorum a retrouvé tout le prestige qu’il avait perdu par sa défaite en Haute-Froidurie. Il a mis au point de nouvelles machines de combat, et se décide à envahir son voisin du Nord avec l’armée la plus grande qu’on ait jamais vu. Il vient avec ses deux fils, de véritables bêtes de guerre, élevés dans la cruauté.

Thirrin a eu 4 enfants. Chacun d’eux trouvera son rôle et rencontrera son destin, plus vaste que ce qu’il avait imaginé pendant cette nouvelle guerre. On suit leurs parcours en parallèle dans une oeuvre qui prend une dimension plus large que le tome précédent, pour toujours autant de plaisir de lecture.

Sur le site de la FNAC : tome 1tome 2

Cette chronique constitue ma deuxième participation au challenge de littérature de l’imaginaire.

Circus Mirandus, Cassie Beasley

Ca faisait longtemps que je n’avais pas pris tant de plaisir à lire un roman jeunesse. Je l’ai dévoré en une après-midi.

L’histoire est assez loufoque. Il s’agit d’un petit garçon qui vit avec son grand-père. Celui-ci est gravement malade, et a demandé à sa soeur de venir pour l’aider à s’occuper du petit garçon. Mais cette grande-tante est abominablement désagréable, acariâtre. Elle fait tout pour empêcher le petit garçon de communiquer avec son grand-père, et notamment pour empêcher ce dernier de raconter à son petit-fils les histoires du cirque Mirandus.roman jeunesse cirque magie fantastique

En parallèle, on suit le récit de la vie du grand-père enfant, lorsque son père était à la guerre en Europe et lui seul avec sa maman. Il faisait souvent l’école buissonnière. Un jour, il s’est dirigé vers l’endroit d’où lui provenaient des sons de clarinette et de tambour. Il a alors découvert un cirque merveilleux, un cirque magique, inaccessible aux adultes et aux personnes insensibles à la magie. Pendant une semaine il a admiré les spectacles, surtout celui du Plieur de lumière, une magicien illusionniste. Il lui a à son tour montré son don, celui de faire des noeuds presque magiques. En échange de cette démonstration, le Plieur de Lumière lui a offert un miracle, un miracle à durée indéterminée, à utiliser quand il en ressentirait le besoin.

C’est alors que les deux époques se rencontrent puisque le vieux grand-père sur son lit de mort a décidé d’utiliser enfin son miracle. Son petit-fils est fermement décidé à l’aider à retrouver le Plieur de Lumière et à obtenir son miracle.

Mon avis : Cette histoire est difficile à raconter, mon résumé ne lui rend pas bien hommage. J’ai trouvé qu’elle était très douce, agréable, lumineuse. On est dans un univers fantastique très sympathique, avec une vision de la magie différente des romans qu’on lit souvent. Cette originalité est rafraîchissante et tout à fait plaisante. Ce livre peut-être lu à partir de 10 ans, pour d’assez bons lecteurs cependant.

Sur le site de la FNAC.

A comme Association, Erik L’Homme et Pierre Bottero

Le premier tome commence avec le personnage de Jasper. Il a quinze ans, va au lycée, ne voit jamais ses parents qui sont sans cesse en train de conclure de gros marchés pour son père ou en stage de yoga-poterie-méditation pour sa mère, et surtout, il est stagiaire dans l’Association. Le rôle de l’Association est de régler les rapports entre les Normaux (les humains) et les Anormaux (les trolls, vampires, gobelins, garous…), et ceci grâce aux Paranormaux (des humains qui ont développé des pouvoirs particuliers. Jasper est maigre, s’essouffle vite, n’arrête pas de faire des jeux de mots, et surtout, il a un vrai talent pour la magie. Sa première mission de stagiaire consiste à s’occuper d’un trafic de drogue chez les vampires.

Dans le deuxième tome, c’est Ombe qui prend la parole. Orpheline, elle a toujours été plutôt indépendante et solitaire. L’Association l’a recrutée avant ses quinze ans à cause d’une de ses particularités : elle ne se casse presque jamais. Comprenez qu’elle a une force extraordinaire pour une jeune fille de son âge, et qu’elle peut sauter du 4ème étage ou se prendre une baffe de troll sans effet désagréable particulier. Par contre, elle déteste la magie, ce qui lui joue parfois des tours dans ses missions, notamment pour respecter la règle de l’Association qui veut que l’on reste discret en toutes circonstances.

Mon avis : J’adore cette série. J’ai avalé les deux premiers tomes sans une seule pause. Le style des auteurs est plein d’humour, des jeux de mots partout (d’ailleurs je pense être loin de les avoir tous repérés à la première lecture). Les deux héros successifs sont attachants chacun à leur manière (j’ai mis plus de temps avec Ombe, mais finalement elle m’a bien plu). J’ai hâte de les voir travailler ensemble ! Ces romans plairont évidemment à tous les amateurs du style, et il faudrait voir s’ils pourraient attirer également des adolescents peu coutumier de cet univers. Et pour les lecteurs addict comme moi, c’est super !! Il y a au moins 8 tomes !!! Je vais voir ce que ça donne chez les élèves, et j’en reparle.

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