Les insurgés, Malorie Blackman

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L’histoire se passe dans un monde en guerre. Le héros vit dans l’Alliance, une sorte de groupe politique dirigé par un Haut-Conseil et dont les membres sont protégés par une armée appelée les Gardiens. La planète a été presque détruite par les manipulations scientifiques d’un peuple, qui maintenant qu’il n’a plus d’endroit où vivre, veut chasser les habitants de l’Alliance et leur voler leurs terres. Ce peuple est appelé les Croisés, et leurs membres les plus violents, ceux qui perpétuentroman jeunesse ados guerre dictature esprit critique attentats et sabotages, les Insurgés. Au contraire, les membres de l’Alliance sont pacifistes, eux dont les Gardiens ont des armes qui ne permettent que de neutraliser leurs pires ennemis, et ne les tuent jamais.

Kaspar a 19 ans, et il vient d’être reçu comme Gardien après deux ans de formation. Il défend son peuple de son mieux. Un jour, une mission tourne mal et il se retrouve désarmé et blessé face à une Insurgée, Rhéa. Cependant, contrairement à ce qu’il imaginait, elle ne le tue pas, et lui sauve même la vie. Suite à cela, Kaspar fait des rêves étranges, qui le conduisent à se poser de plus en plus de questions sur le monde dans lequel il vit.

Mon avis : Voici un roman fort et qui fait réfléchir. Il contient une certaine violence, mais malgré tout qui reste soutenable (sauf peut-être une scène). La violence vient plutôt de cette société, de ce qu’on découvre peu à peu. C’est extrêmement intéressant, et fait réfléchir à la nécessité de développer son esprit critique face aux informations qui nous sont données, même lorsqu’elles semblent tout à fait irréfutables. J’ai beaucoup aimé, et je suis sortie un peu secouée de cette lecture.

Je le conseille à des ados à partir de 14 ans, même pour ceux qui sont plutôt petits lecteurs. En effet, malgré les 342 pages, le roman se lit vite, et comporte beaucoup d’actions. En plus il n’y a qu’un seul narrateur, ce qui facilite la compréhension.

Troisième chronique dans le cadre du challenge Mars au féminin organisé par le blog Floandbooks. Chronique qui participe également au challenge Littérature de l’imaginaire organisé par le blog Ma lecturothèque.

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Le temps des miracles, Anne-Laure BONDOUX

Koumaïl a 12 ans lorsqu’il est trouvé par des douaniers, à la frontière française, caché au fond d’un camion transportant des porcs. Il ne sait pas parler un mot de français, à part quelques formules apprises par cœur. Il va retracer toute son histoire pour nous. Il arrive du Caucase, une région de Russie déchirée par les différents soulèvements ethniques et la répression russe. 11 ans auparavant, une jeune femme, Gloria, a assisté au déraillement d’un train, provoqué par un attentat. En se précipitant pour aider les passagers, elle découvre un bébé tenue par une femme blessée. miraclesElle recueille le bébé, et ne réussit jamais à retrouver la mère par la suite. Lorsque la guerre civile prend toute son ampleur, elle fuit avec l’enfant. Elle souhaite lui donner la chance de retrouver sa vraie patrie, la France, grâce au passeport qu’elle a récupéré dans les affaires que la maman du petit lui avait tendu en même temps que l’enfant. Cet enfant, c’est Koumaïl. Ils vont traverser ensemble de nombreuses épreuves qui ne sembleront ne jamais vouloir s’arrêter. Ils trouvent de temps en temps un havre de paix (bidonville, camp gitan, immeuble de réfugiés…) avant de devoir fuir à nouveau, avec pour ligne d’horizon, la France…

Mon avis : Ce livre est bouleversant tout en restant assez pudique. L’auteur nous présente des faits d’une gravité terrible, mais ne sombre jamais dans le mélo. Cela reste toujours très digne. L’histoire est impressionnante. Je trouve qu’il est toujours très difficile d’imaginer ce que les réfugiés peuvent avoir traversé. On pense au passage de la frontière, sans penser qu’avant cela, ils ont dû fuir durant des milliers de kilomètres, fuyant une guerre dont ils ne comprenaient pas les enjeux, la mort, la famine, la maladie, l’enrôlement de force… Et pourtant, au milieu de tout ce malheur, on constate qu’il est toujours possible de construire des amitiés, de forger des liens. Un de mes passages préférés est celui de l’université des pauvres Quant au personnage de Gloria, elle est fantastique de confiance en l’avenir, d’espoir, d’optimisme. Je recommande ce livre à partir de 13 ans, pour des lecteurs occasionnels ou réguliers.

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