La lecture, un apprentissage de la tolérance

Hier 7 janvier 2015 nous avons vécu un drame terrible en France avec l’attentat contre Charlie hebdo. Plus que jamais il nous est rappelé combien il est important de lutter contre les extrémismes de toutes sortes, d’éviter les amalgames, de s’éloigner de la haine et de la violence qu’elle engendre et d’apprendre la tolérance, l’ouverture aux autres, l’empathie.

Une citation circule sur internet depuis hier, attribuée à Robert Zend, poète hongrois (dont je dois avouer ma méconnaissance).

Les gens ont quelque chose en commun : ils sont tous différents.

Or accepter la différence, ce n’est pas forcément facile de prime abord. Nous sommes tous effrayés par ce qui est différent, ce que nous ne connaissons pas. Il est alors facile de se réfugier dans une attitude de rejet, de critique. Vous me direz : mais comment puis-je connaître toutes les différences ? Je n’ai pas un ami originaire de chaque nationalité, un ami de chaque religion, de chaque courant de pensée… Lire la suite

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Ce jeudi-là, Amélie Cantin

Alex en a marre : marre de ses parents qui se disputent sans cesse, marre des reproches de sa mère, marre du collège où il ne comprend rien, marre de se faire embêter par les caïds du quartier. Il ne trouve pas sa place, ne sait pas quoi faire. Un jour, il rencontre un groupe de skinheads qui font des tags sur les murs et distribuent des tracts dans les boîtes aux lettres pour un parti d’extrême-droite. Ils accueillent le jeune garçon avec sympathie, le défendent contre les caïds. Alex ne comprend pas très bien leurs idées, mais au moins maintenant il se sent important, il a une place dans une bande. Un jour, ses nouveaux copains tabassent la vieille femme qui habite au-dessus de chez lui car elle porte un nom juif. Alex commence à avoir peur…

Mon avis : Le roman est très court, facile à lire, et montre comme il est facile pour des adolescents gentils mais un peu timides et isolés de se laisser prendre dans des organisations dont ils ne comprennent pas forcément les sous-entendus. On éprouve une certaine angoisse à la lecture en voyant le piège se refermer peu à peu autour d’Alex. Ce roman permet de faire réfléchir des adolescents même assez jeunes sur les thèmes du racisme, de l’extrémisme.

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Sweet Sixteen, Annelise Heurtier

Sweet sixteenEn 1957, le président américain décide de faire respecter la loi qui a été votée trois ans auparavant : la mixité des établissements scolaires, ouverts à tous, Noirs comme Blancs. Cette loi est rejetée dans les Etats du sud, de tradition ségrégationniste. Neuf étudiants noirs sont sélectionnés pour intégrer de lycée central de Little Rock en Arkansas. Le roman suit le vécu de Molly, l’une de ces étudiantes. Les étudiants sont harcelés, aggressés, humiliés sans cesse. Le président est obligé d’envoyer l’armée pour les protéger. En parallèle, on suit les préoccupations d’une jeune fille blanche toute entière concentrée sur son apparence physique, sur la fête de fin d’année, ses chances de sortir avec le plus beau garçon du lycée. On assiste à sa lente prise de conscience de la gravité des évènements qui l’entourent.

Mon avis : Ce roman est d’une violence inimaginable, non pas dans les faits, mais dans les attitudes, le langage. Je n’aurais jamais imaginé que par racisme on puisse faire des choses aussi dingues. J’ai rongé mes ongles tout au long de la lecture tellement j’étais prise par l’angoisse de ce qui pouvait arriver. J’ai beaucoup aimé cette lecture, même si j’ai fini un peu tremblante. La lecture est facile, mais l’histoire vraiment poignante. Le site Ricochet conseille le livre à partir de 11 ans. Pour ma part je le réserverais à des adolescents d’au moins 13 ans.

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