Les autodafeurs, Marine Carteron

Voici un nouveau roman plein d’aventures, d’action et de mystère.

Auguste a 14 ans. Il vit avec ses deux parents et sa petite soeur Césarine. Il est très préoccupé par son look pour plaire aux filles, il réclame à corps et à cris un portable à ses parents qui refusent, et il fait tout pour éviter sa mère qui travaille dans le collège où il va. Ses parents sont un peu ringards et vieux jeu, des profs quoi ! Un jour son père meurt dans un accident de voiture. Auguste propose alors d’aller s’installer à la campagne chez les grands-parents paternels, ce qui semroman adolescents espionnage espions mission secrète agents secrets complotble redonner le sourire à sa mère. Cependant, là-bas, il va faire des découvertes qui vont totalement changer sa vision du monde et de sa famille. Il apprend que sa famille appartient depuis des générations entières à une société secrète, la Confrérie, chargée de protéger le savoir de l’humanité contenu dans les livres. En effet, dans l’ombre oeuvrent les autodafeurs, personnes mauvaises qui veulent asservir les êtres humains en leur coupant l’accès à la connaissance. Leur principal objectif est la destruction générale des livres. Auguste découvre que lui-même a été secrètement formé pour devenir un agent de la Confrérie : cela explique les cours d’arts martiaux, les stages de survie auprès des indiens d’Amérique… Il découvre également que loin d’être des adultes ringards, les membres de sa famille sont des espions surentraînés et hyper organisés pour sauvegarder ces secrets millénaires. Mais les ennemis se rapprochent, et il faut agir. En parallèle, on lit le journal intime de Césarine, sa petite soeur, atteinte d’autisme Asperger. Son journal est fantastiquement drôle avec sa façon d’analyser perpétuellement les évènements de façon rationnelle et terre-à-terre. Césarine est une surdouée à qui personne ne prête attention. Elle va montrer qu’elle peut jouer un rôle de tout premier plan dans cette aventure.

Ce roman est plein d’action, ça va parfois à 100 à l’heure, il y a aussi beaucoup d’humour, et une réflexion intéressante sur le rôle des livres pour l’humanité. Il ne faut pas se décourager en lisant le début qui peut paraître un peu long, par la suite, l’action s’engage et la lecture est plus rapide. Parfois les évènements peuvent sembler même un peu exagéré, mais c’est presque jubilatoire, en tout cas moins toutes ces exagérations m’ont faite beaucoup rire, et j’ai passé un super moment de lecture, sans voir le temps passer. Pour le moment j’ai lu les deux premiers tomes, j’attends de trouver le 3ème avec impatience.

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Nina Volkovitch : tome 1 : La lignée, Carole TREBOR

Résumé : l’histoire se passe en Russie soviétique, sous la dictature de Staline, en 1948. Nina Volkovitch a 15 ans, mais en paraît à peine 12. ninaPendant la guerre, à cause sans doute des privations de nourriture et de la peur, sa croissance s’est arrêtée. Son père a fui en France il y a 10 ans. Lorsque le roman commence, la mère de Nina est arrêtée, accusée d’être traître. On lui avait ordonné de jeter tous les tableaux non-russes de son musée, et elle a refusé. Elle va donc être envoyé dans un goulag (un camp de prisonniers en Sibérie). Nina se retrouve seule et est envoyé dans un orphelinat spécial pour enfants de traîtres. Cependant sa mère lui a fait passer un message secret. Nina doit s’échapper à tout prix, car elle a une mission secrète à remplir. Pour l’aider dans sa mission, sa mère lui a laissé de mystérieux objets, qui vont révéler des pouvoirs étranges. Nina va faire l’impossible pour suivre les conseils de sa mère, fuir et savoir qui elle est vraiment et quelle est sa mission. Elle rencontrera tout au long de son aventure des aides inattendues.

Mon avis : C’est un roman très intéressant. Il nous fait découvrir le monde soviétique et la dictature stalinienne. L’aventure de Nina est bien écrite, il y a du rythme, de l’action, une petite touche de fantastique, c’est très plaisant. Il compte environ 200 pages, l’aventure de l’évasion se termine à la fin du premier tome, mais on a malgré tout très envie de lire la suite et de découvrir la vraie identité de l’héroïne. A recommander pour des élèves à partir de 12 ans, qui aiment déjà un peu la lecture.

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Sako, Martine Pouchain

Résumé : Sako est une petite fille originaire du Mali. Avec sa mère, elles ont fui la misère de leur pays, avec l’espoir de trouver mieux en France. Sa mère souhaite plus que tout que sa fille puisse aller à l’école, faire des études et devenir médecin. Mais pour ça, il faut des papiers. Et pour avoir des papiers il faut travailler. Mais pour travailler, il faut des papiers. Face à ce casse-tête, Sako est un peu perdue. Elle reste seule dans la caravane de sa maman toute la journée et s’ennuie terriblement à lire et relire toujorus le même livre. Alors elle observe ce qui se passe de l’autre côté de la haie, chez Mado.sako

Mado est une vieille femme seule. Elle est veuve, et son fils unique est allé vivre à l’autre bout de la France, elle ne le voit quasiment jamais. Mado n’a plus le goût de la vie. Elle n’a plus envie de sortir, ni même de s’habiller et à peine de se faire à manger. Elle regarde souvent d’un air désapprobateur ces gens venus de partout qui squattent le camping abandonné à côté de son jardin. Elle a un peu peur qu’ils viennent l’agresser un jour, mais peu à peu, elle est intriguée par cette petite fille à la peau si noire, qui la regarde de ses grands yeux.

Ces deux personnages vont se rencontrer. Le roman alterne le récit du point de vue de l’une puis de l’autre, et de temps en temps, du point de vue de la mère de Sako.

Mon avis : Un beau roman, et en plus assez court. L’auteur est vraiment douée pour réussir à monter toute son histoire aussi rapidement. On s’attache à ces deux héroïnes si solitaires et tristes qui vont trouver la joie ensemble. La dure vie des sans-papiers est montrée sans trop s’attarder, mais de façon intéressante. Ce roman peut être lu par des enfants assez jeunes (en étant prévenus cependant que cela raconte des histoires difficiles) et surtout qui n’ont pas bien l’habitude de lire.

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No pasarán, le jeu, Christian Lehmann

Eric, Thierry et Andreas sont trois copains fous de jeux sur ordinateur. Ils sont les seuls de la classe à avoir des ordinateurs puissants, capables de faire tourner les derniers jeux de guerre et de stratégie. Thierry est le plus petit, un peu fragile, et c’est aussi un crac de l’informatique de façon générale. Eric a une mère dépressive, un frère qui fait son service militaire et a été envoyé en Bosnie (l’histoire se passe à l’époque de la guerre de l’ex-Yougoslavie). Andreas est le plus grand, le plus costaud. Il est plus vieux que les autres. C’est lui qui apprécie le plus la violence des jeux. Il choisit toujours les jeux les plus sanguinolents, et le mode de jeu qui lui permettra de voir le plus de sang couler. 

Lorsque le roman débute, tous trois sont en Angleterre en voyage scolaire. Ils ont réussi à échapper à la surveillance des professeurs et vont dans une boutique de jeux vidéos planquée au fond d’un quartier louche de Londres. Là ils découvrent tous les derniers jeux à la mode à des prix extraordinaires. Soudain, le vendeur, un très vieil homme (ce qui les surprend dans une boutiques de jeux vidéos) a une réaction terrible face à un insigne en métal que porte Andréas.  Celui-ci quitte la boutique en colère. Répétant « ça ne finira jamais… » le vieil homme donne une disquette toute simple à Eric et Thierry, et leur ordonne de jouer à ce jeu avec leur ami. Face à ce support si minable, une simple disquette, les deux amis pensent qu’il s’agit d’un petit jeu ridicule. Lorsqu’ils le lancent, ils sont stupéfaits par les images et le son qui sortent soudainement de l’ordinateur. Et en commençant à jouer, ils vont découvrir un univers terrifiant, et apprendre sur eux-mêmes et sur leur ami des choses qu’ils auraient souhaité ne pas savoir.

Mon avis : Voici un excellent roman sur le thème des jeux vidéos. L’exaltation qui peut naître chez le joueur face à l’enchaînement des images est très bien décrit. Le roman date de 1996, on pourrait donc craindre que l’univers des jeux vidéos qui y est décrit soit complètement ringard, mais l’auteur a su écrire d’une façon qui reste assez durable. Evidemment, les matériels ont changé, les titres également, mais au final, la passion qui s’empare du joueur est toujours la même, les univers parcourus se ressemblent. On trouve un vrai plaisir à la lecture de ce roman, une vraie angoisse aussi face à ce que doivent affronter les personnages. Je recommande ce roman évidemment aux joueurs passionnés, histoire qu’ils sortent un peu la tête de leurs écrans, et apprennent non pas à refuser le jeu vidéo (c’est un plaisir comme un autre), mais à le considérer avec plus de recul et de sens critique. Ceux qui ne sont pas joueurs apprécieront aussi ce roman car l’histoire est pleine de suspense.

Il y a une suite : Andréas, le retour, mais je ne l’ai pas encore lue. Dès que je trouve le roman, je viens compléter l’article.

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Felicidad, Jean Molla

Au début du roman, on suit les pensées du ministre du Bonheur obligatoire, Claude Buisson, dans un monde qui ressemble fort à une dictature. On comprend qu’il a trempé dans des affaires louches avec un autre ministre, et finit par être assassiné. C’est alors que l’histoire commence réellement. L’enquête est confiée à un lieutenant extrêmement doué, Alexis Dekcked, qui devient désormais le personnage central. Le ministre de la Sûreté intérieure lui explique que ce sont des parumains qui sont coupables du meurtre du ministre. Les parumains sont des sortes d’humains créés de façon industrielle, dans le but de servir les humains. La mission d’Alexis est de retrouver trois parumains un peu particuliers, chez qui on aurait développé une puissance exceptionnelle, et également le pouvoir de prendre l’apparence voulue à volonté. Ils semblent s’être révoltés, suite à l’assassinat de leur créateur, le généticien Choelcher. Nous suivons l’enquête d’Alexis et découvrons les entrailles de ce monde futuriste assez effrayant. Des quartiers privilégiés extrêmement sécurisés et policés, entourés d’enclaves livrées au monde la mafia, tout ceci mêlé à cette utilisation massive de faux êtres humains que la génétique a modifiés sur mesure pour plaire aux humains et les servir (peau bleue ou verte ou ce qu’on veut, grande beauté, désir de servir les humains…). Mais sont-ils si loin des humains que cela ?

Mon avis : C’est un chouette roman de science-fiction. Le monde imaginé est tout à fait réaliste car suffisamment complexe. J’ai vraiment apprécié l’imaginaire de l’auteur, la description des enclaves, l’ami du héros, Bouche d’or. Les personnages des parumains sont également intéressants, et leur existence, imaginée avec beaucoup de justesse. Le personnage principal est sympathique. La fin n’est pas aussi évidente qu’elle pourrait le paraître au début de la lecture, ce qui permet de garder de l’intérêt jusqu’au bout.

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Cherub, Mission 1 : 100 jours en enfer, Robert Muchamore

James vit avec sa mère et sa soeur Lauren. Il ne fait rien à l’école et a tendance à se battre dans la cour. Un jour, excédé par les remarques d’une fille de sa classe sur l’obésité de sa mère, il la plaque contre le mur et la blesse sans le vouloir. Il est exclu du collège puis se retrouve dans un orphelinat. Sa vie sombre peu à peu. Or, on lui fait une proposition très particulière : il s’agit d’intégrer un groupe d’enfants espions travaillant pour le MI5 (l’espionnage anglais). Cette opportunité est l’occasion pour lui d’échapper à la vie de misère qui l’attend. Il accepte et se voit lancé dans une session d’entraînement qui durera 100 jours. Le lieutenant chargé de l’entraînement essaie de faire abandonner ses recrues de toutes els façons possibles : fatigue, humiliation, épreuves surhumaines, privations multiples. James s’accroche.

Mon avis : Ce roman m’a été prêté par un élève de 4ème. Je pense en effet que c’est là le public idéal pour ce livre. L’histoire est bien ficelée, on accroche bien au héros qui malgré beaucoup de grosses bêtises dans sa vie reste un garçon sympathique. L’écriture n’est pas terrible, mais il y a de l’action et le rythme est très soutenu. Je regrette que l’auteur n’ait pas profité de son récit pour apporter un peu de réflexion sur la vie et ses enjeux, il y aurait eu matière. C’est un roman qui plaira à ceux qui aiment les histoires d’espionnage, d’entraînement de type militaire. Le livre est un peu épais, mais comme il y a beaucoup d’action, même des mauvais lecteurs pourront le lire sans difficulté.

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Le Passeur, Lois Lowry

Jonas vit dans un monde où tout est très bien organisé. Les enfants naissent de mères porteuses, élevés par des nourriciers, puis à l’âge de 1 an reçoivent leur prénom, sont placés dans les familles qui en ont fait la demande et qui ont été agréées. Ensuite, chaque année, les enfants participent à une cérémonie au cours de laquelle ils accèdent à des droits plus élevés en fonction de leur âge : à 6 ans la veste avec les boutons devant, à 8 ans, le droit de participer aux activités de la communauté, à 9 ans une bicyclette. Enfin, à 12 ans, les Sages, après avoir minutieusement étudié les qualités et les défauts de chacun, leurs goûts, leurs attirances leur attribuent un métier dans la communauté. Plus tard, les Sages décideront des unions entre hommes et femmes. Grâce à cette organisation, il n’existe pas de chômage, pas d’inégalités, pas de guerre, pas de divorce. Or, le jour de ses 12 ans, Jonas est choisi pour un métier hors du commun, un métier exercé par une seule personne dans la communauté : Dépositaire de la mémoire. Ce dernier est le seul à se souvenir de ce qu’était le monde avant la communauté, des sentiments, de la souffrance, de la liberté… Jonas va découvrir tous ces souvenirs, et se posera la question de ce qu’est réellement son devoir.

Mon avis : Ce livre est magnifique. Je l’ai adoré quand je l’ai lu à l’âge du collège, et encore aujourd’hui lorsque je l’ai relu pour pouvoir écrire le résumé. L’auteur nous présente un univers imaginaire, utopique, dans lequel on a essayé de trouver des solutions aux problèmes de l’humanité. Il ne donne pas de jugement sur ce système, il nous en fait découvrir les limites par le regard de Jonas. C’est une très belle lecture, assez facile. Le roman peut paraître épais, mais c’est écrit assez gros, et le langage est vraiment facile à comprendre.

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A comme Association, Erik L’Homme et Pierre Bottero

Le premier tome commence avec le personnage de Jasper. Il a quinze ans, va au lycée, ne voit jamais ses parents qui sont sans cesse en train de conclure de gros marchés pour son père ou en stage de yoga-poterie-méditation pour sa mère, et surtout, il est stagiaire dans l’Association. Le rôle de l’Association est de régler les rapports entre les Normaux (les humains) et les Anormaux (les trolls, vampires, gobelins, garous…), et ceci grâce aux Paranormaux (des humains qui ont développé des pouvoirs particuliers. Jasper est maigre, s’essouffle vite, n’arrête pas de faire des jeux de mots, et surtout, il a un vrai talent pour la magie. Sa première mission de stagiaire consiste à s’occuper d’un trafic de drogue chez les vampires.

Dans le deuxième tome, c’est Ombe qui prend la parole. Orpheline, elle a toujours été plutôt indépendante et solitaire. L’Association l’a recrutée avant ses quinze ans à cause d’une de ses particularités : elle ne se casse presque jamais. Comprenez qu’elle a une force extraordinaire pour une jeune fille de son âge, et qu’elle peut sauter du 4ème étage ou se prendre une baffe de troll sans effet désagréable particulier. Par contre, elle déteste la magie, ce qui lui joue parfois des tours dans ses missions, notamment pour respecter la règle de l’Association qui veut que l’on reste discret en toutes circonstances.

Mon avis : J’adore cette série. J’ai avalé les deux premiers tomes sans une seule pause. Le style des auteurs est plein d’humour, des jeux de mots partout (d’ailleurs je pense être loin de les avoir tous repérés à la première lecture). Les deux héros successifs sont attachants chacun à leur manière (j’ai mis plus de temps avec Ombe, mais finalement elle m’a bien plu). J’ai hâte de les voir travailler ensemble ! Ces romans plairont évidemment à tous les amateurs du style, et il faudrait voir s’ils pourraient attirer également des adolescents peu coutumier de cet univers. Et pour les lecteurs addict comme moi, c’est super !! Il y a au moins 8 tomes !!! Je vais voir ce que ça donne chez les élèves, et j’en reparle.

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Meto, tome 1 : La Maison, Yves Grevet

L’histoire commence dans un lieu étrange, appelé La Maison (du titre du premier tome). La Maison (Méto, tome 1)Ce lieu est peuplé de 64 enfants, classés par couleurs selon leur âge. Des hommes nommés les César font appliquer une discipline impitoyable, dont l’une des pires punitions est le Frigo : le coupable est enfermé un ou plusieurs jours dans un lieu à 0°. Le héros appartient à la catégorie des Rouges, les plus âgés. On lui confie la tâche de former un nouveau, un petit Bleu clair. Il lui apprend les règles du lieu : obéir sans cesse, compter 120 secondes avant d’être autorisé à manger, compter encore 50 secondes entre chaque bouchée, apprendre par cœur certains cours sans rien y comprendre… Peu à peu, Meto se pose des questions sur les buts réels de cet endroit, sur ce qui existe à l’extérieur, sur son origine, ce qui arrive aux enfants devenus trop vieux et qui quittent la maison, emmenés par des soldats étranges… Il lui faudra discerner ses alliés des traîtres, trouver des réponses à ses questions, résoudre à ses énigmes, tout cela sans se faire remarquer par les César.

Mon avis : Ce roman construit un univers étrange, et n’apporte dans le premier tome aucune explication sur les raisons de cette organisation si complexe et cruelle. Cela peut laisser le lecteur un peu perplexe. Au début j’ai trouvé ce manque d’informations un peu énervant, j’attendais d’avoir des éclaircissements à partir de la moitié du roman, mais finalement je me suis laissée prendre par l’intrigue et j’ai pris beaucoup de plaisir à la lecture (d’ailleurs, j’ai hâte de retourner au CDI demain chercher les tomes suivants ! Et j’attends de les avoir lus pour savoir si je le classe dans mes coups de coeur…). Le héros est un personnage vraiment intéressant. Je recommanderais toutefois de réserver ce roman à des adolescents ayant déjà un certain goût pour la lecture, car les autres trouveront cela peut-être un peu long. A partir de 12 ans.

Edit du 15 mai : J’ai pu aller chercher les deux autres tomes au CDI hier. Malheur !! J’ai passé la nuit à les dévorer. Une fois qu’on est accroché dans l’histoire, on n’en ressort plus !!

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Mademoiselle Scaramouche, Jean-Michel PAYET

Zinia est la fille d’un maître d’armes. Il lui a donné une éducation poussée et lui a enseigné le maniement de l’épée. Un jour, son père est tué devant ses yeux. Elle le venge immédiatement. Cependant, dans le caveau familial, elle découvre un cercueil portant son nom et sa date de naissance. Poursuivie par la haine du père de l’homme qu’elle a tué, elle part à la recherche de ses origines, remonte sur les traces de mystérieux documents révélant les secrets d’un alchimiste et croise un complot contre le roi. Ses ennemis sont nombreux et puissants, mais sur sa route, elle croisera de multiples alliés.

Mon avis : C’est un roman très touffu et dont l’histoire est parfois un peu alambiquée. A réserver à de bons lecteurs habitués aux romans d’aventures. L’intrigue maintient le suspense tout au long de l’histoire. L’héroïne est vraiment sympathique, pleine de vivacité. Cependant on se perd parfois dans les personnages et les rebondissements. A partir de 12-13 ans, pour de bons lecteurs.

Phaenomen, Erick L’Homme

Quatre enfants sont les patients d’une clinique psychiatrique de la dernière chance. Ces enfants sont bizarres, éprouvent des troubles étranges. Violaine rêve toutes les nuits qu’elle est enfermée avec des dragons, et la journée, au-dessus des gens, elle voit des dragons. Nicolas est hyper-sensible à la lumière, et parfois voit le monde avec des couleurs étranges, ne reconnaît plus rien. Arthur mémorise tout, absolument tout ce qu’il voit, comme si son cerveau était un ordinateur. Claire ne parvient pas à se déplacer correctement et tombe sans cesse. Elle a l’impression de marcher dans un autre espace que celui qui l’entoure. Sous couvert de les aider et de les soigner, la clinique les assomme avec des calmants et cherche à les abrutir. Sauf le « Doc » Barthélémy, qui s’intéresse réellement à eux. Un jour, le Doc est enlevé par des hommes à la recherche de documents mystérieux, révélant un secret bouleversant pour toute l’humanité. Les quatre enfants se lancent à la recherche des documents, dans l’espoir d’obtenir une monnaie d’échange pour le Doc. Dans leur quête, leurs bizarreries vont se révéler être en fait des pouvoirs.

Mon avis : Le premier tome de la trilogie est passionnant. L’enquête est bien menée, on est dans un mélange de policier et de fantastique très réussi. Les personnages sont intéressants, leur psychologie est assez bien fouillée. Ce qui est intéressant c’est que les enfants ne sont pas des super-héros aux pouvoirs magiques, mais des êtres humains qui doutent à cause de leur différence, se sentent exclus du monde, et voudraient comprendre qui ils sont.

Les deux tomes suivants sont toujours aussi haletants, on a vraiment envie de savoir ce qui va se passer, mais moins riches dans l’étude des personnages. Le plaisir de la lecture est moins important. Le mystère part un peu dans tous les sens, mélangeant théorie du complot, secret des templiers, extra-terrestres… Néanmoins, la trilogie se lit facilement. A conserver cependant pour des enfants ayant déjà une certaine habitude de lecture (ou alors passionnés par l’univers fantastique) car certains éléments peuvent dérouter des petits lecteurs (les chapitres commencent tous par un texte en italique, extrait des pensées du personnage par qui commencera l’action du chapitre, cela peut être déroutant. Ils finissent également par un texte extrait d’un livre dont le thème est en rapport avec l’histoire, mais sans en faire partie. Cela enrichit la réflexion et donne un autre regard sur l’histoire, mais de petits lecteurs pourraient avoir du mal à comprendre).

A partir de 12 ans.

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