Les petits orages, Marie Chartres

Résumé : La vie de Moses Laufer Victor est un calvaire, dont il s’échappe en regardant de stupides vidéos de pandas sur youtube. En effet, déjà il a un prénom idiot, son visage est couvert d’une acné très importante, ses parents sont tous les deux psychanalystes, et pourtant fort peu doués pour roman ado différence handicap indien amitiéparler des leurs émotions. Or les émotions sont grandes et pleines de souffrances dans cette famille, depuis l’année précédente quand un accident de voiture a grièvement blessé l’adolescent, qui a de terribles cicatrices et douleurs, et doit se déplacer avec une béquille, et sa mère, restée handicapée. Moses ne sait plus comment continuer, comment donner du sens à sa vie, où tout ce qui était avant facile et fluide est devenu difficile et douloureux : marcher, se pencher, s’asseoir. Il n’a quasiment pas d’amis, refusant la pitié comme la moquerie. Il va rencontrer un adolescent tout aussi blessé que lui, même si ses cicatrices sont moins visibles : Ratso, un Indien. Tous deux vont apprendre à se connaître, au-delà de leurs sensibilités douloureuses et de leurs colères. Cette amitié leur permettra de surmonter ces souffrances, et au travers d’un voyage assez aventureux et incertain, à bord d’une voiture épave, en direction de la réserve indienne dont est originaire Ratso, de retrouver le goût de la vie et de l’avenir.

Avis : J’ai beaucoup aimé ce livre, un coup de cœur comme cela faisait longtemps que je n’en avais plus eu. Ce livre traite de la différence, qu’elle soit dûe au handicap, à la pauvreté, à l’origine… Il est facile à lire, pas trop long. Les émotions sont fortes, mais pour autant restent vraies et évitent le sensationnalisme. L’auteure sait nous ménager des surprises, ses personnages se dévoilent peu à peu, mais n’hésitent pas à garder une part de mystère. On a envie de savoir la suite de l’histoire, de comprendre les personnages et leur vie. On découvre la misère matérielle, psychologique et politique de la vie dans les réserves indiennes. Très belle lecture, que je recommande à partir de 14 ans.

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35 kgs d’espoir, Anna Gavalda

Grégoire a 13 ans et il est en 6ème, cherchez l’erreur… Il a redoublé deux fois, le CE2 et la 6ème. Il déteste l’école. Il ne sait pas pourquoi. Pourtant il est aussi intelligent qu’un autre, aussi gentil… Mais il ne supporte pas ‘aller à l’école. Tous les matins il a une grosse boule d’angoisse dans le ventre, il se sent mal. Livre parfait pour ceux qui détestent lire et détestent l'écoleTout lui paraît ennuyeux et impossible à l’école, même le sport ! Il ne se sent bien que dans l’atelier au fond du jardin e son grand-père. Là, il s’amuse à construire des tas de choses, il bricole, il invente. Mais à l’école on ne fait rien de tout ça. Aussi peu à peu la situation se dégrade, il se fait renvoyer. Plus aucun collège ne l’accepte. Ses parents parlent de l’envoyer au pensionnat. Son grand-père qui l’avait toujours soutenu ne veut plus lui parler. Grégoire est désespéré, il ne sait plus quoi faire. Une petite lueur d’espoir s’allume lorsqu’il découvre le prospectus d’un lycée technique qui propose un internat. Là les élèves semblent faire des choses intéressantes : bricoler, utiliser des machins… Mais avec son dossier scolaire plus que minable, va-t-il réussir à y entrer ?

Mon avis : Un excellent roman pour ceux qui n’aiment ni l’école ni la lecture. Il nous montre que pour s’en sortir, il faut vraiment se battre et chercher des solutions adaptées à chacun. La société actuelle ne propose pas beaucoup de voies alternatives, si on veut y parvenir, il faut vraiment chercher à construire son propre chemin. Mais le jeu en vaut la chandelle. C’est un roman extrêmement court (100 pages) et écrit très gros. Cela facilitera la lecture à ceux qui n’en ont pas l’habitude. Mais pour autant il ne prend pas les ados pour des imbéciles comme certains romans vraiment débiles. L’histoire est construite, avec des rebondissements, des problèmes réels. J’ai adoré, je le classe dans mes coups de coeur.

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La vie comme elle vient, Anne-Laure BONDOUX

Mado a quinze ans. Ses parents sont morts il y a neuf mois dans accident de voiture. Elle est confiée à la garde de sa soeur, Patty. jusqu’à présent les deux sœurs ne s’entendaient pas vraiment, mais maintenant elles sont tout l’une pour l’autre et elles se battent pour que le juge des tutelles ne choisisse pas de mettre Mado plutôt dans un foyer. Mais la vie avec Patty n’est pas facile. Alors que Mado est plutôt du genre timide et bosseuse à l’école, Patty est une fêtarde du genre assez irresponsable.

Lorsque Patty lui annonce qu’elle est enceinte de déjà 6 mois, Mado comprend que cette nouvelle risque de remettre en cause leur organisation. Du coup, les deux sœurs décident de ne rien changer à leurs projets et de partir malgré tout en vacances dans la maison de famille en Ardèche.

Mais la vie va venir chambouler tous leurs plans et les confronter à des épreuves inattendues.

Mon avis : C’est un roman vraiment chouette. Patty est déconcertante, à la fois complètement irresponsable mais tellement généreuse. On comprend finalement qu’elle aussi a beaucoup souffert de la mort de ses parents et qu’à 22 ans se retrouver tutrice de sa sœur et enceinte par erreur ce n’est pas si facile à assumer. Mado est impressionnante de maturité face à la naissance du bébé.

Un roman sur la vie et ses surprises, assez long (un peu plus de 200 pages), à réserver donc à ceux qui ont déjà une certaine habitude de la lecture.

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L’affaire du 15 bis, Claire Mazard

Résumé : Dans les premières pages du roman, le cadavre d’une jeune femme est trouvé dans une poubelle, un matin glacial d’hiver à Paris. La commissaire Raczynski est chargée de l’enquête. Au début, peu d’éléments lui viennent en aide, jusqu’au moment où les parents d’un ado fugueur identifie l’ancienne jeune fille au pair de leur fils. Nous suivons ensuite une adolescente, Alix, adolescente mal dans sa peau, dans une forte détresse émotionnelle. Elle ne réussit plus à communiquer avec ses parents,15 bis essaie d’attirer l’attention par son look gothique. Après s’être scarifiée, elle vient de trouver du réconfort auprès d’un mystérieux correspondant sur internet, un certain Scarabée d’or, qui lui envoie des mails de soutien et affirme vouloir l’aider. Un autre élève de sa classe, Maxence, semble lui aussi malgré sa joie apparente être en proie à des pensées noires. Il trouve lui aussi secours près d’un ami sur le web, qui lui lance des défis pour l’aider à prendre confiance en lui. On découvre peu à peu que cette aide virtuelle est en fait un piège machiavélique qui se referme sur les deux adolescents, risquant de les conduire au pire…

Mon avis : Un suspense terrible ! Je m’en suis encore une fois rongée les ongles tout le long. Le début du roman ne démarre pas très vite, mais une fois qu’on a rencontré les deux héros adolescents, on est pétrifié par l’angoisse de ce qui va leur arriver. Le criminel est vraiment un dangereux maniaque (même si à la fin on comprend ses motivations), et cela fait réfléchir sur les dangers d’internet qui ne sont pas toujours ce que l’ont pourrait imaginer. Il a eu un grand succès auprès des 4èmes du collège où je travaille. Une lecture à recommander à tous les ados de maintenant.

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Pour ceux qui veulent lire la suite, je n’ai pas très bien compris l’ordre des volumes. Papillons noirs est parfois appelé tome 1, alors que l’affaire du 15 bis est aussi appelé tome 1. Je ne pense pas que cela soit très gênant, ce sont des histoires policières différentes qui peuvent se lire séparément et pas forcément dans l’ordre. Par contre je ne les ai pas lus, je ne peux donc pas en parler !

Un sari couleur de boue, Kashmira Sheth

L’histoire se passe en Inde. Leela a été fiancée à 2 ans, mariée à 9 ans. A 13 ans, elle va bientôt aller vivre avec son mari et sa belle-famille, suivant la tradition. Quelques mois avant cette cérémonie, son mari meurt. Elle devient une veuve, obligée de se raser les cheveux, de porter des vêtements marron, de rester enfermée pendant un an dans la maison de ses parents. Elle n’aura plus le droit de se remarier et tout le monde la considère comme une personne qui porte malheur. 

Leela est désespérée par ce qui lui arrive. Pourquoi doit-elle subir cela alors qu’elle n’a rien fait de mal ? Heureusement, son frère aîné la soutient, ainsi que la directrice de son école qui vient lui donner des leçons à domicile. Au même moment, les choses bougent dans le pays, avec Gandhi qui s’insurge contre les injustices du pouvoir en place (l’Inde est un pays colonisé par les Anglais à cette époque) et veut faire changer les traditions injustes de son pays. Tout ceci représente l’espoir pour Leela de vivre une autre vie que celle que la tradition voudrait lui imposer.

Mon avis : C’est un beau roman qui plaira aux adolescents intéressés par les problèmes de société et les histoires inspirées de la réalité. L’histoire met un peu de temps à démarrer, au début l’héroïne semble une adolescente superficielle intéressée seulement par les bracelets et les gâteaux. Puis, l’histoire avance et devient passionnante, on a envie de l’aider à s’en sortir, tout comme on est intéressé par ce qui se joue en trame de fond dans le pays avec Gandhi. Il ne faut pas toujours chercher à tout comprendre, car certains détails sont un peu compliqués, et ne sont pas essentiels à la compréhension de l’histoire. Personnellement, j’ai vraiment accroché. La lecture de ce roman est à réserver aux adolescents à partir de 13 ans, qui aiment déjà un peu lire.

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